Blog

  • Sourire rédempteur

    Mon tribunal intérieur est une instance vociférante qui jamais ne cesse de m’imposer ses intuitions sentencieuses. Volontiers, il censure mes appétences, pour mon plus grand bien sans doute. 

    Le ventre de mon esprit n’est pas ignifugé, une étincelle sur ta peau suffit à le faire s’embraser. L’évocation de ta taille dévêtue est mise à l’index sitôt surgie la licencieuse image .

    L’appel à la culpabilité ne tarde pas. Nulle ficelle n’est trop grossière pour ce juge puritain. Il use de l’artifice, dévoilant à ma concupiscence ton sourire comme une invitation et se targue alors de m’avoir surpris, le cœur battant la chamade, pour mieux instruire ma contrition.

    Par ces fils que je rêve de te dévêtir, il m’empêtre. Ta plaidoirie viendra me libérer, de ton prêche viendra mon absolution.

  • Caresses ontologiques

    Substance :
    Qui n’a pas besoin d’autre chose pour exister

    Propriétés :
    Qui n’ont de sens qu’en fonction de la substance à laquelle elles se rapportent

    Mes pensées sont des propriétés de ma substance.
    Elles ne sont inspirées que par mon désir de toi; est ce à dire que je ne suis matière que grâce à tes propriétés ?

    Ton corps, sous son influence, mes propriétés sensorielles s’émerveillent. 
    De tes doigts émerge cette confusion qui mêle mes propriétés et ton essence.
    Et de la malice qui anime tes propriétés  surgit le frémissement qui éveille ma substance.

  • Epigramme

    Ton épigramme sur mon écran
    Et
    Les débordements de ton désir ruissellent
    Tes yeux escamotent les murs et ta voix émerge 

    Tes évocations créent une osmose entre nos ventres distants
    Amants virtuels, nous transposons nos pensées
    Tes caresses vocales me téléportent
    Mes images t’incorporent
    La fièvre des mots coule 
    Sur nos cuisses

    A chaque ponctuation de ton souffle
    Une saccade de mes vers te sculpte
    Nos doigts écrivent notre histoire
    Sur nos peaux méritoires

  • Ombre portée

    Tu peins le fond de ma boîte crânienne
    De tes doigts surgissent l’ambivalence 
    Et le souffle des mots
    Ton ombre portée sur mon désir hante 
    Mes heures comptées, niché entre tes seins

    Tes doigts sont l’incandescence
    Le pourpre sur tes ongles
    Les marques sur mes reins
    De ta livrée ouverte au bas de ton ventre 
    L’or m’a enivré
    Tes pupilles dilatées
    M’ont aveuglé

    Mes lèvres meurtries
    Du sang séché 
    Sur mon glaive érigé
    A coulé sur tes mains
    Dans un sourire
    Je me suis éteint

  • Le cantique

    Mes doigts caressent tes vocalises
    Ta voix épouse ma matrice
    Nos champs épidermiques,
    Traversés d’ondes en oscillations,
    Se superposent.
    A chaque intersection
    Nos dimensions se transposent
    Nos pulsations s’intriquent point à point
    Nos sensations ouvrent des abîmes
    Tu m’observes
    Quand enfin je m’effondre

  • Tes raies spectrales

    Ton ventre est la mer
    Et le champs des possibles
    Des raies spectrales
    Au fond de toi, scintillent
    Comme des ondes
    Où je me noie

    Je m’immisce sous ton masque
    A coeur béant
    Comme une plaie
    Ouverte dans ton intimité

    Mon tenseur déployé
    Dans le chant de ton espace
    En contorsions
    Nos forces se conjuguent
    En d’infinis soupirs
    Qui se propagent
    Dans tes yeux céruléens

  • Fibres noueuses aux inflexions incertaines

    Je m’échoue, alangui 
    Entre tes fibres insoumises

    Ton caractère accentué 
    Aux inflexions noueuses
    A composé ces rives 

    J’ai, dans l’antre de tes lignes
    Aux essences incertaines 
    Et libres, lu l’affolement 
    Qui s’y dissimule 

  • Birds on a Wire

    Une pièce de H Purcell, magnifiquement interprétée.
    Le décor du métro parisien lui donne un sens particuliers :


    Le texte de O solitude
    https://fr.wikipedia.org/wiki/O_Solitude

  • Stupeur ardente

    L’équivoque du 
    Bout de tes doigts
    Asphyxie mes doutes

    Les contours flous
    De tes soupirs amènes
    Cisèlent l’espace
    De notre intimité

    Les bruits blancs 
    De mes gémissements 
    Sont baignés de lumières noires

    Une voltige ardente
    Fige nos iris
    Stupéfaits

  • Matière à réflexion

    Suivant un processus bien rodé, chaque soir, ce tropisme, mon inclination réitère la même proposition. 

    Le souvenir tangible d’une matière sous mes doigts, se reforme alors
    Dans un embrasement soudain, 
    Et dans la magie de l’instantanéité
    Se superposent des images qui oblitèrent la réalité

    Ton intimité
    Mon intensité

    S’impose à moi l’idée, 
    De ta présence, 
    Intérieure.

    Et par voie de fait,
    sur mon intime fébrilité
    Ton absence 
    D’une tyrannique nuance

    La réminiscence d’une réalité qui pourrait n’avoir jamais existé

    À l’affût, je guette ces petites trahisons insignifiantes, dans ton oeil, dans ta voix, dans un geste que tu aurais voulu plus assuré, pour me conforter.

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer