Blog

  • Entrelacs dépenaillés

    Des entrelacs de mots
    Comme des ronces
    Des courants de sens
    Comme des canaux
    Irriguent ma peau
    Des vaisseaux capillaires
    Carminent en cadences
    Au son d’une voix
    A l’écho d’un prénom

    Dans l’intime, d’infimes
    Fragments morcellent
    Mes pensées en déshérence
    Où chaque îlot recèle
    De ton esprit imagé
    Les vibrations
    Qui caressent ma conscience
    Jonchée et dépenaillée

  • Sur le seuil en permanence

    Sur le seuil de ma conscience
    À la périphérie de mes sens
    S’esquisse ta présence
    Hanté par ton absence
    Ton ineffable fragrance 
    Franchi ce no man’s
    Land, ma pensée

    De l’invisible permanence,
    Au visible, ton instance
    Clignote, subreptice aisance
    Mon impensée, ta présence

  • Paliers intérieurs

    Cette douce âme erre, 
    Précédée d’un tic-tac 
    D’or, loge à quelques
    Encablures virtuelles
    Son curieux pendule résonne 
    Dans ma cage thoracique
    Quand son nom
    Son ombre
    Vibre entre deux étages
    Mon escalier
    Intérieur palpite

  • Nuée ardente

    Mon amour t’encapsules
    D’une chanson de gestes
    Dans ma chambre à bulle
    Ma nuée ardente leste
    Toutes tes particules

    Féminine au pluriel
    Ton amour m’attire
    Au centre de sa gravité
    Profonde dans ta gestuelle
    Tu me prends au singulier
    Masculin individuel

  • Irrigation

    Je t’ouvre l’aven 

    Cette artère où coulent

    Tes sentiments 

    Ils ruissellent sur ta peau

    Irriguant d’anciennes

    Marques effacées

    Aux pigments surannés 

    Je m’y désaltère

    A m’en brûler les lèvres 

  • Vague alanguie

    Je laisse la vague

    Du désir se retirer 

    De ton âme alanguie

    Je t’invite au travers 

    D’un miroir sans tain 

    Comme un livre ouvert

    Je laisse les mots s’écrire

    S’échouer comme

    Ma main sur ton sein

  • Mon échancrure

    Alors que sans cesse
    Reviennent 
    Comme des caresses
    Les mots oubliés

    De l’échancrure de ta robe
    Entre tes seins
    À celle de tes chairs
    S’ouvre celle de mon âme

    Et de ta main fantôme
    Les doigts pèlerins
    Courent sur les traces
    D’une passion qui s’éteint

  • Main fantôme

    Alors que sans cesse
    Reviennent
    Comme des caresses
    Les mots oubliés

    De l’échancrure de ta robe
    Entre tes seins
    À celle de tes chairs
    S’ouvre celle de mon âme

    Et de ta main fantôme
    Les doigts pèlerins
    Courent sur les traces
    D’une passion qui s’éteint

  • Accointance méritoire

    Mon désir est une hydre 
    Et mon ventre est dur

    Le dos tourné 
    Aux accointances méritoires
    Sourd aux efforts
    Lourd aux accords

    Une poussière vieillie 
    En sur couche
    Dans ce sillon
    Offert sans retenue
    J’aurais pu
    Me répandre

    Mon juge ténébreux
    A brandi 
    Une sentence aveugle
    Qui plus que la faute
    Rend la réprimande 
    Choquante

    Jiminy des enfers
    Susurre à Pinocchio
    Les affres des remords
    Garde toi des petites luxures
    Nul Gepetto ne viendra te repêcher
    Dans le ventre obscure
    D’une sirène grisante

  • Jouy circardienne

    Mon cycle circadien me replonge 

    Dans une chambre tendue

    De toile de Jouy 

    Sur des balancelles bordeaux

    Ton mouvement figé

    Absorbe mon regard

    Je deviens

    Ce page impassible

    Aux bras raides

    Qui pour l’éternité

    Te donne ton élan

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer