Blog

  • Les maisons curieuses

    Ces domiciles aux sourcils froncés
    Leurs fenêtres se dévisagent,
    Au dessus des trottoirs nus
    Sans tain de miroir délavé,
    Dominent les malvenues.

    Entre les maisons curieuses
    Les songes perdus de l’été
    Fuient les ombres furieuses

    Des étiques lampadaires, s’étendent
    Les ombres de leurs bras chenus
    Aux maigres mains grisonnes.
    De sombres portes colériques
    Sermonnent et claquent
    Leurs vieilles acrimonies.

    Dans cet étrange phalanstère
    D’une communauté de façades,
    On erre de vulgaires algarades,
    En querelles atrabilaires

    N ième réécriture de ce poème qui me laisse encore insatisfait

  • Au cimetière des langues mortes

    Je perds mon souffle
    Sous les braises de tes iris
    Quand dans ma chair,
    Médusée en pierre tombale
    Tu enflammes mes bleus de peur

    Mon membre fantôme s’érige
    Mon cimetière de langues
    Et de points morts,
    Ressuscite sous tes bras vifs,
    Irrigué, à la croisée de tes mots

    Tu regardes mes silences
    Enchantés cloués au mur aveugle
    Aux angles morts-vivants
    Tes lettres ne restent jamais
    Mortes très longtemps

  • Bourrasque de photons

    Pendant le temps
    que ce photon a couvert
    Cette distance
    Entre 2 de tes soupirs
    2 croches
    Ont battu la mesure
    La bourrasque dans ta chevelure
    J’ai oublié
    Ce qui était avant
    Et ce qui sera après
    A quelle vitesse
    Je me déplace
    Pour donner du sens
    À cet événement

  • Récit incorporé

    Ta voix, ce chant des possibles
    Vocalise l’aube diégétique 
    Ta joie électrique envoûte
    Le chant de mes entrailles 
    Ma répartie reste mimésis 
    A cette narration … 
    Dans le vraquier de mes émotions, 
    Le clapoti de tes notes 
    Bousculent et raisonnent 
    Ton instance informulée
    Est un souffle narratif
    Où tes gestes décrivent 
    La portée de tes hanches 
    Louvoyantes clés de sol
    Ton récit incorporé

  • La fièvre du dimanche soir 

    Cette irruption soudaine,
    Cette éruption de haine, 
    Cette poussée de fièvre 
    Blonde de Saint Cloud, 
    Immigrée du côté du Beaumont, 
    Conduit de vindictes bataillons.

    Expectorant des vomissures,

    ces toxiques bubons, 
    Abreuvent leurs sillons d’inculture
    Et souillent l’art de l’ouverte maison.

    La pathologie du corps électoral 
    Sous la très adroite sudation de l’extrême
    Bouleverse le système immunitaire.
    Contaminés par les bulletins urticaires,
    Glissés dans de funestes urnes funéraires,
    Les rares lambeaux imbibés de l’espoir
    Titubent d’une ivresse mortifère

  • Il y a 2 ans, j’écrivais ça

    L’actualité électorale se maintient salement

  • Fontaines DC

    Quand Fontaines D.C. fait un Tiny Desk Concert :

    Très beau

    Au passage on remarquera l’hommage à The Gun Club, groupe américain mythique des 80 :

  • Face à l’étiage

    Ma joie électrique

    J’ai foi dans la montée des eaux
    L’essor d’une joie électrique
    Sous mes doigts éclectiques

    Je connais une langue intense
    Dans ses inflexions,
    Piquante dans ses modulations,
    Avide dans ses propositions

    Et ses volutes

    Qu’aucun exhaure
    Ne saurait étancher

    Conduisent mon verbe
    Au son de l’insondable
    Mesure de ton diapason

  • Et puis c’est avril

    Et puis, c’est avril
    Combien j’aime
    L’histoire de ces fils
    Dont tu te découvres
    Du vert qui défile
    Les primevères
    Cèdent la place
    À la belle jacinthe
    Son bleu entêtant
    La promesse d’un mai
    Où je ferai tout
    Ce qu’il te plaît

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer